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Pour réussir sa prépa HEC, la culture générale est primordiale. C’est une épreuve à la notation assez volatile. Pourtant, elle est plus simple que vous ne le pensez. De la clarté dans le plan, dans les arguments peut vous permettre d’avoir une note très correcte

Le thème de l’année 2019 en culture générale était la mémoire. Même si le thème est différent cette année, il peut être intéressant de voir ce qui a fonctionné en terme de plan, de structure, de méthodologie pour ensuite l’appliquer à vos dissertations.

Le sujet était le suivant : les blessures de la mémoire.

Ce qui est important de comprendre avant d’avoir la copie, c’est que le plan type “oui/non” cette année-là était “la mémoire est bien/la mémoire est mauvaise”. Cela permet de comprendre qu’il est bien souvent possible d’adapter un plan unique à chaque sujet.

Vous verrez ci-dessous un plan détaillé puis vous aurez accès à la copie.

Introduction

Accroche : Le livre des commémorations de 2018 qui commémore Maurras, un écrivain majeur de l’action française (le livre a rouvert des blessures, ce qui a été douloureux).

Définition des blessures de la mémoire

Définition de la mémoire

Problématisation : Il pourrait être tentant d’oublier les souvenirs qui nous sont douloureux (que ce soit sur le plan collectif ou sur le plan individuel). Mais cela ne permet pas de soigner les blessures. Il faudrait donc les soigner pour avoir une mémoire saine.

Faut-il oublier pour soulager les blessures de la mémoire ? Cet oubli ne poserait pas plus de problème qu’il n’en résout ?

I. Il faut oublier pour soigner ses blessures

A. La blessure de la mémoire peut devenir une obsession douloureuse, ce qui justifie de l’oublier. Alexandre Dumas, le comte de Monte-Cristo.

B. L’oubli peut être justifié face à une blessure de la mémoire qui enchaîne l’homme dans son passé. Nietzshe – Généalogie de la mémoire. Lamartine, Le Vallon.

C. L’oubli peut être bénéfique d’un point de vue collectif. Renan, concept de nation. Le petit lavisse.

II. Il ne faut pas forcément oublier les blessures de la mémoire

A. Il est difficile d’oublier. Crime et châtiment, Dotsoeïvsky.

B. Oublier conduit à une réalité biaisée. René clément (la bataille du rail), Robert Paxton (La France de Vichy), Denis Collin.

C. Justifier l’oubli conduirait à des dérives, l’ingratitude (Père Goriot, Balzac), le totalitarisme (1984).

III. Il faut soigner la mémoire pour la rendre vivante, saine. Il faut dépasser la mémoire comme opposée de l’oubli.

A. Le pardon plutôt que l’oubli, l’amnistie plutôt que l’amnésie

B. Le souvenir douloureux peut ne pas être présent à la conscience (freud). Il faut se souvenir pour pouvoir oublier.

C. Le rôle de l’historien pour mener ce travail à l’échelle collective. Pierre Nora.

Conclusion : Seuls, mémoire et oubli paraissent insuffisants face aux douloureuses blessures de la mémoire. Simplement les avoir présents à la conscience est douloureux tandis que vouloir les oublier est solution de facilité. Un travail de mémoire qui permet de soigner ces blessures paraît donc être plus judicieux. Il s’agit de se remémorer le souvenir qui est blessure et d’être capable d’en panser la plaie, parfois par le biais d’autrui.